La FFMC reste vigilante.
La taxe carbone a été retoquée par le Conseil constitutionnel ; une nouvelle version est déjà annoncée à la mi-janvier, et pourrait être appliquée au 1er juillet. La FFMC annonce qu’elle « restera attentive à ce nouveau projet de loi » pour que les intérêts des usagers soient préservés.
Depuis l’annonce du projet de loi issu du « Grenelle de l’environnement », la FFMC s’était prononcée contre la taxe carbone et avait appelé à la mobilisation contre ce qu’elle considérait comme un nouvel impôt inéquitable. Un avis partagé par de nombreux Français, mais aussi par le Conseil constitutionnel qui, saisi par le Parti Socialiste, a rejeté la mesure, le 29 décembre, à quelques jours de sa mise en application.
Les sages du Conseil ont en effet considéré que les nombreuses exonérations accordées aux professionnels (hors carburant, 93 % des émissions industrielles échappaient à la taxe) « étaient contraires à l’objectif de lutte contre le réchauffement climatique et créaient une rupture caractérisée de l’égalité devant les charges publiques ».
Une décision en forme de camouflet pour le Président Sarkozy qui, dans un grand élan de prise de conscience écologique, avait fait de la mesure une priorité du gouvernement. Ce dernier, par la voix de plusieurs de ses représentants, dès le lendemain de l’annonce de l’annulation de la taxe carbone, minimisait la déconvenue et déclarait ne pas vouloir reculer.
Une volonté confirmée par le Premier ministre qui a déjà annoncé une taxe carbone reformulée pour la mi-janvier. Et Luc Chatel a annoncé, aujourd’hui, que son application devrait intervenir au 1er juillet (voir aussi encadré).
De son côté, la FFMC estime qu’avec l’annulation de la taxe carbone, c’est la politique du gouvernement qui a été désavouée : « C’est le gouvernement qui est ainsi sanctionné pour sa politique oligarchique, davantage acquise aux lobbys industriels qu’aux attentes et aux besoins des citoyens. »
Et l’association de motards de préciser que, « sensible, comme tout un chacun, aux préoccupations environnementales, [elle] restera attentive [au nouveau projet de loi annoncé par François Fillon] et veillera à ce que les intérêts des usagers de la route ne soient pas sacrifiés sur l’autel dogmatique de l’écologie ».
Notons que, comme il s’est longuement focalisé sur la vitesse, la présentant presque comme la seule cause des accidents de la route, le gouvernement, concernant la « protection de l’environnement », oriente l’essentiel de sa communication sur le réchauffement climatique et la diminution des rejets de CO2. Réaliste ? Efficace ? Pas sûr…
- Source Motomag -